Romancer, raconter sa vie, écrire et publier son autobiographie...

Est-ce aussi simple que cela ?


roman autobiographique ?
un roman qui se déroule dans le Quercy
Romancer sa vie...

Et non l'autobiographie dans son acceptation la moins littéraire.

Le romancier tourne autour de sa vie : la notion d'autobiographie en littérature


Pourquoi raconter sa vie ?

Raconter sa vie professionnelle sur son blog ?

Raconter sa vie sur Internet ?

UN ECRIVAIN NE RACONTE PAS, IL ROMANCE...

Peut-on raconter sa vie, ici ? Vous souhaitez raconter votre vie... L'approche "purement autobiographique", raconter le vécu, fait naturellement sourire les écrivains... L'important n'est pas le vécu mais la manière dont il est mis en forme...

"Peut-être un roman autobiographique" s'impose ainsi comme un roman de référence ( informations).

Chaque livre part d'une période de la vie...

Ensuite, c'est le travail du romancier ! De l'écrivain.
Le meilleur des résumé nous vient de Gustave Flaubert, avec le « Madame Bovary, c'est moi. »
Un aphorisme qu'il n'a jamais écrit, et peut-être jamais prononcé...
Origine : "Flaubert, sa vie, son caractère et ses idées avant 1857", de René Descharmes, publié par Ferroud en 1909... une de ses relations prétendait l'avoir entendu certifié par Amélie Bosquet, une correspondante de Flaubert, quand elle l'avait interrogé sur le personnage à l'origine de son héroïne... "Madame Bovary, c'est moi !... D'après moi !"
Du possible au probable on arrive vite au certain et ensuite certains baveront des paragraphes pour prétendre que ce n'est pas vrai... Bref, nous en sommes tous là... nos personnages, ce sont nous !... Ce que nous aurions pu être, des projections... Nous vivons si peu de notre possible... qu'il faut bien en inventer un peu...

roman autobiographique ?
Roman autobiographique ? Peut-être ! Pas une autobiographie comme l'entendent quelques vieux auteurs de la retraite qui pensent que leurs souvenirs simplement narrés peut faire une oeuvre... ( informations)
un roman qui se déroule dans le Quercy
Un roman qui se déroule dans le Quercy... mais pas un "roman du terroir." Un roman social. Quand les familles sans toit sont entrées dans les maisons fermées... ( informations)
un romancier raconte son rmi
Un romancier raconte son rmi... Il "raconte" ? Roman autobiographique ? ( informations)
un romancier dans le show-biz
Un romancier plonge dans le show-biz... au point qu'un certain Francis Cabrel, accompagné d'un certain Richard Seff, deux amis du sud-ouest, on mandaté un avocat contre l'écrivain ! Eh oui, on ne vous dit pas tout sur Francis Cabrel ! ( informations)
le premier roman
Le premier roman mettait déjà en scène l'auteur... avec sa soif de liberté, d'indépendance... ( informations)



Votre commentaire romancé ICI

--- le 10 mai 2014 à 16 : 25
par agnès : Naturellement Valérie Trierweiler va raconter sa vie !
Elle aurait rencontré un homme présent dans les grandes fortunes du pays, l'éditeur Albin Michel, mais rien ne serait décidé... Sûrement le montant de l'à-valoir...

--- le 27 novembre 2012 à 17 : 57
par pierre : je partage votre approche qu'un romancier tourne et retourne toute son oeuvre autour de sa vie, Philipp Roth par exemple le reconnait également.

Quelques écrivains qui partagent cette approche. Quelques thèmes romancés :


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Comme tout enfant de là-bas, à sept ans j’ai « fait ma première communion. » Et suis devenu enfant de chœur. Joie d’avoir été demandé par « monsieur le curé. » Quelqu’un s’intéresse à moi. J’apprenais des prières. Les récitais même puisque ça semblait le ravir ! Sans y croire donc.
Un adulte humain ! Mais occupé par ses églises, ses messes, son Dieu (qui naturellement n’existait toujours pas pour moi malgré la rencontre de son prétendu représentant sur terre).

J’avais déjà compris : personne n’interviendra. Si le curé m’avait manipulé, aurait-il pu me transformer en mécanique bien huilée au service d’une cause ?
La messe du dimanche était un plaisir ! J’étais une marche au dessus et pouvais les observer ; leur air bien sage dans la file d’attente de l’hostie hebdomadaire me surprenait.

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Il me menaçait souvent. « Si tu me frappes, monsieur le curé et madame Merlier le verront et je leur dirai. »
Il répondait « si tu crois que tu comptes pour eux » (traduction) mais ne cognait pas. Ma mère n’aurait jamais pu ainsi le neutraliser : il savait qu’elle n’aurait pas osé « s’humilier. »
Dire la vérité, dans leur logique, c’était s’humilier. La victime avait forcément tort et devait cacher sa honte. Des femmes battues, des fillettes violées.
Je me souviens d’un œil au beurre noir. Elle prétendait, même à moi, être tombée dans la salle de traite.
Mayline, à 7 ans, à 17 ans, n’a pas parlé. C’est donc qu’elle a été persuadée, par son environnement, qu’elle ne devait pas dénoncer le coupable. Le père de sa fille fut le premier informé, le père de son fils ignore tout. Elle m’a raconté car nous en étions certains : pour la vie ; et je suis le seul à savoir qu’avec Alexandra, sa « meilleure amie », leurs relations furent parfois sexuelles (elle avait lu mon « théâtre complet », donc la pièce où je me mets en scène avec deux sœurs ; nous a-t-elle imaginés ainsi à trois, quand la graphiste reviendrait de son exil londonien ?)

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Mon monde se limitait à Hunier et Vublon. Borodiville existait, je savais, sans jamais y être même passé. Madame Merlier, mademoiselle Turpin, monsieur Merlier : des extra-terrestres. Bien habillés, sans mauvaise odeur et parlant correctement. Des êtres différents existent ! J’ai envie d’obtenir des bonnes notes. J’écoute tout. Mais c’est difficile. Je sens qu’Agnès comprend toujours avant moi. Il m’a fallu des années avant d’avoir un mot et la réflexion pour qualifier mon monde : médiocrité. Je ne leur ai jamais connu une seule vraie pensée. Encore aujourd’hui, quand ma mère parle, je sais qu’elle reformule des choses entendues.

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Peut-être un roman autobiographique